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巴黎动态;法国外交部长会见次旦王龙蒙(图)
(博讯北京时间2010年1月26日 首发 - 支持此文作者/记者)
巴黎动态;2010年1月21日应法国现任外交部长拜荷纳-库什纳[BERNARD COUCHNER]先生盛情邀请,藏汉协会主席、藏族人权活动家次旦旺姆女士与‘六四’流亡学生、自由艺术家、美国公民力量法国代表王龙蒙先生,双方就中国的民主与人权问题进行了广泛而深入的交谈,会议在友好的气氛中进行了长达三个小时。
拜荷纳-库什纳[BERNARD COUCHNER]先生多年关注中国的人权状况,尤其是关心刘晓波、王炳章、高智晟、冯正虎、胡佳等事件,正因为中国政府不是民选的,所以他们什麽事都可能做得出来,库什纳表示他会在尽可能的条件范围内,为这些勇敢的中国朋友呐喊和营救他们。他说;今天在中国发生的无论是西藏问题还是人权问题,都凸显中国的政治制度的问题,这个政治制度的极度不民主、新闻不自由、导致中国一起又一起悲剧的发生。
王龙蒙先生回顾了89‘六四’天安门学生运动,谈到部长先生二十年来一直关注中国的民主化进程,对此表示感谢。王龙蒙代表公民力量交给库什纳先生一份由在美国的公民力量创始人杨建利博士整理的在狱者名单,他希望在国际社会及与中国的交往过程中施加一定的影响,帮助这些因言获罪、在狱中受难的朋友。王龙蒙在谈到自己二十年来流亡经历时,库什纳说;他很理解流亡在外的政治异议人士有家回不得等苦衷,并表示非常关心。
次旦旺姆女士在会谈中提到西藏及中国各地由政治制度产生的人权、经济、教育等诸多问题,并递交了藏汉协会的宗旨及所属[雪莲]歌舞团的发展计划。
最后大家一起合影留念,双方表示这次会谈非常成功,预示着境外民主力量的团结,是对中国早日走向民主的一大促进。 _(博讯记者:巴黎动态) [博讯首发,转载请注明出处]- 支持此文作者/记者(博讯 boxun.com)
jeudi 28 janvier 2010
lundi 25 janvier 2010
Date : Le 25 janvier 2010
Les émissaires de Sa Sainteté le Dalaï Lama, Messieurs Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, arriveront demain en Chine pour entamer des discussions avec les représentants des autorités chinoises. Après quinze mois d’intervalle, ce sera la 9ème rencontre sino-tibétaine pour la reprise des dialogues qui ont débuté en 2002.
Ils seront accompagnés des membres de la Task Force de la négociation, Ms Tenzin P. Atisha et Bhuchung K. Tsering, ainsi que de M. Jigmey Passang qui fait partie du secrétariat de la Task Force.
Récemment, la Task Force s’est réunie à Dharamsala, sous la présidence du Premier ministre Professeur Samdong Rinpoché, en vue de préparer leurs discussions à Pékin. Le 22 janvier dernier, le Premier ministre et les deux émissaires ont fait le point de la situation avec Sa Sainteté le Dalaï Lama et ont sollicité ses conseils.
Chhime R. Chhoekyapa
Secrétaire
Bureau de Sa Sainteté le Dalaï Lama
DHARAMSALA
Inde
Traduction en français effectuée par le Bureau du Tibet, Paris.
vendredi 2 octobre 2009
60 ans de presse et de répression des médias
Publié le 1er octobre 2009
Dans le même pays
29 septembre 2009 - Censures et bavures à la veille du 1er Octobre
18 septembre 2009 - Blue Shield, version plus puissante du Green Dam, imposé par les autorités ?
9 septembre 2009 - Mainmise sur les sites tibétains et leurs lecteurs
Les autorités chinoises, fortes d’une puissance restaurée, ont décidé de célébrer les 60 ans de la République populaire de Chine avec feux d’artifice et défilés militaires. Mais il est également important de dresser un bilan de cette période, pour les médias chinois, et au nom du droit des citoyens à être informés. Reporters sans frontières a voulu participer, à sa manière, à cet anniversaire, en choisissant quelques dates éclairant sur l’évolution de la presse en Chine.
Ces soixante dernières années ont été difficiles pour les journalistes, tant le régime maoïste a souhaité faire des médias de simples outils de propagande. Aujourd’hui, journalistes et blogueurs ne sont plus sous l’emprise totalitaire, mais la censure n’a jamais cessé. Le Parti communiste continue d’exercer un contrôle direct sur l’agence de presse Xinhua, les journaux tels que le Quotidien du Peuple ou le groupe de télévision CCTV.
Avant la proclamation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, les médias chinois bénéficiaient d’une certaine liberté. L’arrivée de Mao Zedong au pouvoir a mis fin au pluralisme des opinions et aux médias privés. Bien entendu, les journalistes chinois avaient déjà dû affronter la censure des partis politiques, notamment le Kuomintang, ou des occupants japonais, mais le Parti communiste chinois a mis fin à une liberté de la presse en germe.
L’année 1949 marque indubitablement un coup d’arrêt à la liberté éditoriale. Jusqu’à la mort de Mao Zedong, en 1976, les intellectuels, notamment les journalistes, ont vécu dans la peur de la répression arbitraire orchestrée par le régime. Le bilan humain est effrayant, avec de nombreux journalistes tués ou "suicidés". Surtout la population a subi pendant plusieurs décennies une "propagande abrutissante". Certains journalistes ont toutefois participé activement à la défense acharnée du Parti, renonçant à l’éthique professionnelle.
Depuis le début des réformes économiques, le bilan est beaucoup plus contrasté. La situation des journalistes s’est globalement améliorée. Toutefois, ce n’est pas le régime qui a gracieusement octroyé plus de liberté, mais plutôt les journalistes qui l’ont conquise, souvent au risque d’être limogés ou emprisonnés.
Depuis la fin des années 1990, Internet représente un nouvel horizon pour les journalistes et les blogueurs. Un outil révolutionnaire pour faire pression sur les autorités nationales et locales. Mais cette nouvelle technologie est également devenue un formidable outil de propagande.
Avant le 1e Octobre : une ouverture pour les médias
Les médias modernes en Chine, sur le modèle de l’Occident, ne sont apparus que dans les années 1890. Les premiers journaux chinois étaient dirigés par des étrangers, en particulier des missionnaires et des hommes d’affaires. De jeunes étudiants chinois progressistes, qui ont été initiés au journalisme à l’étranger, ont également importé les techniques de reportage.
A la suite du mouvement du 4 mai 1919, qui a vu des intellectuels chinois appeler à une démocratisation et à une modernisation de la jeune république, sont apparues des publications critiques à l’égard du parti nationaliste au pouvoir, le Kuomintang (KMT). Les journaux se risquaient à aborder des sujets divers, notamment les droits de l’homme, le code pénal, la peine de mort et les réformes administratives. Mais l’hostilité du Kuomintang à l’encontre d’une trop grande indépendance des journaux a provoqué de nombreuses tensions dans les années 1930.
Même si la censure a existé dans la première moitié du vingtième siècle, la presse en Chine a alors connu une indubitable libéralisation due à la faiblesse de l’Etat, conjuguée à l’influence des puissances occidentales présentes dans les concessions territoriales.
Publié le 1er octobre 2009
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Les autorités chinoises, fortes d’une puissance restaurée, ont décidé de célébrer les 60 ans de la République populaire de Chine avec feux d’artifice et défilés militaires. Mais il est également important de dresser un bilan de cette période, pour les médias chinois, et au nom du droit des citoyens à être informés. Reporters sans frontières a voulu participer, à sa manière, à cet anniversaire, en choisissant quelques dates éclairant sur l’évolution de la presse en Chine.
Ces soixante dernières années ont été difficiles pour les journalistes, tant le régime maoïste a souhaité faire des médias de simples outils de propagande. Aujourd’hui, journalistes et blogueurs ne sont plus sous l’emprise totalitaire, mais la censure n’a jamais cessé. Le Parti communiste continue d’exercer un contrôle direct sur l’agence de presse Xinhua, les journaux tels que le Quotidien du Peuple ou le groupe de télévision CCTV.
Avant la proclamation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, les médias chinois bénéficiaient d’une certaine liberté. L’arrivée de Mao Zedong au pouvoir a mis fin au pluralisme des opinions et aux médias privés. Bien entendu, les journalistes chinois avaient déjà dû affronter la censure des partis politiques, notamment le Kuomintang, ou des occupants japonais, mais le Parti communiste chinois a mis fin à une liberté de la presse en germe.
L’année 1949 marque indubitablement un coup d’arrêt à la liberté éditoriale. Jusqu’à la mort de Mao Zedong, en 1976, les intellectuels, notamment les journalistes, ont vécu dans la peur de la répression arbitraire orchestrée par le régime. Le bilan humain est effrayant, avec de nombreux journalistes tués ou "suicidés". Surtout la population a subi pendant plusieurs décennies une "propagande abrutissante". Certains journalistes ont toutefois participé activement à la défense acharnée du Parti, renonçant à l’éthique professionnelle.
Depuis le début des réformes économiques, le bilan est beaucoup plus contrasté. La situation des journalistes s’est globalement améliorée. Toutefois, ce n’est pas le régime qui a gracieusement octroyé plus de liberté, mais plutôt les journalistes qui l’ont conquise, souvent au risque d’être limogés ou emprisonnés.
Depuis la fin des années 1990, Internet représente un nouvel horizon pour les journalistes et les blogueurs. Un outil révolutionnaire pour faire pression sur les autorités nationales et locales. Mais cette nouvelle technologie est également devenue un formidable outil de propagande.
Avant le 1e Octobre : une ouverture pour les médias
Les médias modernes en Chine, sur le modèle de l’Occident, ne sont apparus que dans les années 1890. Les premiers journaux chinois étaient dirigés par des étrangers, en particulier des missionnaires et des hommes d’affaires. De jeunes étudiants chinois progressistes, qui ont été initiés au journalisme à l’étranger, ont également importé les techniques de reportage.
A la suite du mouvement du 4 mai 1919, qui a vu des intellectuels chinois appeler à une démocratisation et à une modernisation de la jeune république, sont apparues des publications critiques à l’égard du parti nationaliste au pouvoir, le Kuomintang (KMT). Les journaux se risquaient à aborder des sujets divers, notamment les droits de l’homme, le code pénal, la peine de mort et les réformes administratives. Mais l’hostilité du Kuomintang à l’encontre d’une trop grande indépendance des journaux a provoqué de nombreuses tensions dans les années 1930.
Même si la censure a existé dans la première moitié du vingtième siècle, la presse en Chine a alors connu une indubitable libéralisation due à la faiblesse de l’Etat, conjuguée à l’influence des puissances occidentales présentes dans les concessions territoriales.
mercredi 30 septembre 2009
Chine, la fin d’un cycle - (Le Soir, 29/10/2009), à l'occasion des 60 ans de la République Populaire de Chine proclamée le 1er octobre 1949 (article: www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-09-29/chine-fin-cycle-729835.shtml)
Marie Holzman, Sinologue, auteur de nombreux ouvrages sur la Chine contemporaine dont « Chine, on ne bâillonne pas la lumière » (éd. Gawsevitch, Paris 2009); Vincent Metten, Directeur européen pour l'ONG 'International Campaign for Tibet'.
Selon la tradition chinoise, un laps de 60 années représente un cycle de vie : en effet les 12 animaux du zodiaque chinois se sont présentés 5 fois dans les 5 éléments qui déterminent leur nature (feu, bois, métal, eau et terre) et 12 x 5 = 60. Donc, à l’âge de 60 ans, la République populaire de Chine se trouve bien à la fin d’un cycle. Elle doit se résoudre à entrer dans un nouveau cycle alors que la question de sa survie est toujours posée: va-t-elle rester arc-boutée sur un système monopolisé par le parti communiste ou pourra-t-elle se permettre de laisser une forme d’opposition et de liberté individuelle se développer ?
En effet, le système politique chinois n’a jamais opéré sa « démaoïsation ». La forte présence du fondateur de la République populaire de Chine, Mao Zedong, reste, plus que jamais, une des sources de légitimité des dirigeants actuels. Un nouveau film a été réalisé à sa gloire pour ce soixantième anniversaire. Son portrait et son mausolée écrasent encore le cœur vital de la Chine : sur la place et sur la porte de la Paix Céleste, Tian’anmen.
« Élevons notre niveau de vigilance » était l’un des mots d’ordre favoris du Président Mao jusqu’à la fin de sa vie en 1976. En effet, le système s’est construit sur le concept de la lutte des classes. Cela a induit l’idée paranoïaque que l’ennemi intérieur devait être débusqué en tout lieu et à toute heure. Au début des années 1950, les Chinois se sont lancés dans la lutte contre les bourgeois, les capitalistes, les propriétaires terriens. A la fin des années 50, la cible s’est tournée contre les « droitiers » (*), c’est-à-dire l’élite intellectuelle du pays. Dans les années 1960, le Président Mao s’est appuyé sur la jeunesse pour lancer la Révolution culturelle.
A la fin des années 1970, il y a eu une petite variante et le successeur de Mao a provoqué une guerre éclair contre le Vietnam pour maintenir la cohésion nationale dans la phase de transition la plus délicate qu’ait connue ce vaste pays. Il fallait en effet amener la population à se réconcilier avec une idée qu’elle avait dû réprimer pendant trente ans : le profit. Tout d’un coup, les notions d’égalitarisme, d’économie planifiée allaient s’écrouler pour laisser la place à l’initiative privée. Et pourtant, il ne fallait pas que le monopole du PCC en pâtisse. Une gageure rondement menée puisque, trente ans plus tard, le taux de croissance économique est devenu la seule source de légitimité d’un régime aux abois. L’Etat défend maintenant l’intérêt des patrons et veille à éviter que les conflits sociaux débouchent sur l’émergence de syndicats indépendants, qui sonnerait le glas du régime.
Dans le contexte actuel, relancer la lutte des classes engendrerait un tel chaos que cette stratégie n’est plus envisageable. En revanche, depuis les événements du 11 septembre 2001, la lutte contre le terrorisme, et sa variante chinoise du séparatisme, ont pris le relais. En l’absence de toute idéologie constructive, quoi de plus « porteur » que de dénoncer les menées « hypocrites » du Dalaï Lama pour récupérer la direction du Tibet, ou la main noire de Rebiya Kadeer, célèbre exilée ouïghoure, pour expliquer les explosions de violence qui se sont produites au Xinjiang depuis juillet dernier ?
Ce sont maintenant les ethnies qui vivent à la périphérie de la Chine qui jouent le rôle de catalyseur d’un nationalisme de plus en plus volatile. C’est ainsi que le monde entier a pu assister, par vidéos interposées, à l’entrée des tanks et de l’armée dans Lhassa en mars 2008, et, cet été, à de véritables massacres interethniques dans les rues d’Urumqi qui auraient fait près de deux cents morts, Han et Ouïghours confondus, et plus de sept mille blessés, selon les chiffres officiels.
Il est clair que le système politique actuel a atteint ses limites et nombreux sont les intellectuels chinois, les anciens cadres du parti, les opposants, les militants pour la défense des droits civiques, actifs ou en prison, qui le clament : une Chine non démocratique devient une menace pour sa population, et pour le monde entier. Incapable de tenir compte des revendications et des attentes locales, régionales ou internationales, les réactions du pouvoir restent placées sous le signe de la force et non du dialogue, ce qui augmente le ressentiment et la frustration, et provoque une violence accrue.
Un système fédéral responsable permettrait aux Han (92% de la population) et aux minorités de jouir d’une véritable autonomie qui fait aujourd’hui défaut. C’est ce que des intellectuels chinois comme Yan Jiaqi, Wang Lixiong proposent depuis des décennies. Les envoyés du Dalaï Lama ont quant à eux ont demandé par écrit la mise en ouvre d'une véritable autonomie pour tous les Tibétains, mais ces propositions ont été rejetées dans leur totalité par le gouvernement chinois.
Pourtant, depuis les massacres au Xinjiang, des voix isolées se font entendre en Chine pour faire remarquer que la méthode pacifique du dialogue, prônée par le Dalaï Lama serait sans doute de loin préférable au déferlement de violence qui risque de se produire si l’exaspération des Chinois et des minorités malmenés par les conséquences d’un développement économique brutal atteint un point de non-retour. La fin d’un cycle : venu au pouvoir grâce à l’armée, le PCC ne risque-t-il pas de perdre le pouvoir par les armes ? Une perspective rarement évoquée mais pas si invraisemblable, hélas.
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Info complémentaire:
(*) dont la dissidente Lin Xiling « l'indomptable », décédée récemment à Paris. Cf. article de Rue89 (+ commentaire de son fils): www.rue89.com/chinatown/2009/09/22/lin-xiling-lindomptable-mort-dune-dissidente-chinoise-a-paris
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Marie Holzman, Sinologue, auteur de nombreux ouvrages sur la Chine contemporaine dont « Chine, on ne bâillonne pas la lumière » (éd. Gawsevitch, Paris 2009); Vincent Metten, Directeur européen pour l'ONG 'International Campaign for Tibet'.
Selon la tradition chinoise, un laps de 60 années représente un cycle de vie : en effet les 12 animaux du zodiaque chinois se sont présentés 5 fois dans les 5 éléments qui déterminent leur nature (feu, bois, métal, eau et terre) et 12 x 5 = 60. Donc, à l’âge de 60 ans, la République populaire de Chine se trouve bien à la fin d’un cycle. Elle doit se résoudre à entrer dans un nouveau cycle alors que la question de sa survie est toujours posée: va-t-elle rester arc-boutée sur un système monopolisé par le parti communiste ou pourra-t-elle se permettre de laisser une forme d’opposition et de liberté individuelle se développer ?
En effet, le système politique chinois n’a jamais opéré sa « démaoïsation ». La forte présence du fondateur de la République populaire de Chine, Mao Zedong, reste, plus que jamais, une des sources de légitimité des dirigeants actuels. Un nouveau film a été réalisé à sa gloire pour ce soixantième anniversaire. Son portrait et son mausolée écrasent encore le cœur vital de la Chine : sur la place et sur la porte de la Paix Céleste, Tian’anmen.
« Élevons notre niveau de vigilance » était l’un des mots d’ordre favoris du Président Mao jusqu’à la fin de sa vie en 1976. En effet, le système s’est construit sur le concept de la lutte des classes. Cela a induit l’idée paranoïaque que l’ennemi intérieur devait être débusqué en tout lieu et à toute heure. Au début des années 1950, les Chinois se sont lancés dans la lutte contre les bourgeois, les capitalistes, les propriétaires terriens. A la fin des années 50, la cible s’est tournée contre les « droitiers » (*), c’est-à-dire l’élite intellectuelle du pays. Dans les années 1960, le Président Mao s’est appuyé sur la jeunesse pour lancer la Révolution culturelle.
A la fin des années 1970, il y a eu une petite variante et le successeur de Mao a provoqué une guerre éclair contre le Vietnam pour maintenir la cohésion nationale dans la phase de transition la plus délicate qu’ait connue ce vaste pays. Il fallait en effet amener la population à se réconcilier avec une idée qu’elle avait dû réprimer pendant trente ans : le profit. Tout d’un coup, les notions d’égalitarisme, d’économie planifiée allaient s’écrouler pour laisser la place à l’initiative privée. Et pourtant, il ne fallait pas que le monopole du PCC en pâtisse. Une gageure rondement menée puisque, trente ans plus tard, le taux de croissance économique est devenu la seule source de légitimité d’un régime aux abois. L’Etat défend maintenant l’intérêt des patrons et veille à éviter que les conflits sociaux débouchent sur l’émergence de syndicats indépendants, qui sonnerait le glas du régime.
Dans le contexte actuel, relancer la lutte des classes engendrerait un tel chaos que cette stratégie n’est plus envisageable. En revanche, depuis les événements du 11 septembre 2001, la lutte contre le terrorisme, et sa variante chinoise du séparatisme, ont pris le relais. En l’absence de toute idéologie constructive, quoi de plus « porteur » que de dénoncer les menées « hypocrites » du Dalaï Lama pour récupérer la direction du Tibet, ou la main noire de Rebiya Kadeer, célèbre exilée ouïghoure, pour expliquer les explosions de violence qui se sont produites au Xinjiang depuis juillet dernier ?
Ce sont maintenant les ethnies qui vivent à la périphérie de la Chine qui jouent le rôle de catalyseur d’un nationalisme de plus en plus volatile. C’est ainsi que le monde entier a pu assister, par vidéos interposées, à l’entrée des tanks et de l’armée dans Lhassa en mars 2008, et, cet été, à de véritables massacres interethniques dans les rues d’Urumqi qui auraient fait près de deux cents morts, Han et Ouïghours confondus, et plus de sept mille blessés, selon les chiffres officiels.
Il est clair que le système politique actuel a atteint ses limites et nombreux sont les intellectuels chinois, les anciens cadres du parti, les opposants, les militants pour la défense des droits civiques, actifs ou en prison, qui le clament : une Chine non démocratique devient une menace pour sa population, et pour le monde entier. Incapable de tenir compte des revendications et des attentes locales, régionales ou internationales, les réactions du pouvoir restent placées sous le signe de la force et non du dialogue, ce qui augmente le ressentiment et la frustration, et provoque une violence accrue.
Un système fédéral responsable permettrait aux Han (92% de la population) et aux minorités de jouir d’une véritable autonomie qui fait aujourd’hui défaut. C’est ce que des intellectuels chinois comme Yan Jiaqi, Wang Lixiong proposent depuis des décennies. Les envoyés du Dalaï Lama ont quant à eux ont demandé par écrit la mise en ouvre d'une véritable autonomie pour tous les Tibétains, mais ces propositions ont été rejetées dans leur totalité par le gouvernement chinois.
Pourtant, depuis les massacres au Xinjiang, des voix isolées se font entendre en Chine pour faire remarquer que la méthode pacifique du dialogue, prônée par le Dalaï Lama serait sans doute de loin préférable au déferlement de violence qui risque de se produire si l’exaspération des Chinois et des minorités malmenés par les conséquences d’un développement économique brutal atteint un point de non-retour. La fin d’un cycle : venu au pouvoir grâce à l’armée, le PCC ne risque-t-il pas de perdre le pouvoir par les armes ? Une perspective rarement évoquée mais pas si invraisemblable, hélas.
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Info complémentaire:
(*) dont la dissidente Lin Xiling « l'indomptable », décédée récemment à Paris. Cf. article de Rue89 (+ commentaire de son fils): www.rue89.com/chinatown/2009/09/22/lin-xiling-lindomptable-mort-dune-dissidente-chinoise-a-paris
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lundi 28 septembre 2009
林大姐;一路走好!
昨晚惊悉林西翎大姐逝世的噩耗,我们身怀悲痛。
林大姐一生被中共所迫害,1957年,还在她年轻时就因为敢于公开的揭露反对中共专制主义的弊端,在很多的演讲会上发言而被带上右派帽子。受尽了难以忍受的人格侮辱。50多年以来,她怀着一片真诚之心。期望着几代的中共领导人能开明地给与她平反冤案。
但是;尽管她做出了很多的努力。试着和中共领导人用民主的理念开诚布公的交流。但是事与愿违。全国的右派都平反了。唯独她和5个右派被中共无情地拒绝了。
她的晚年,疾病缠身,她还积极参加了各种政治活动。慷慨激言声讨中共。今年6月,在巴黎她和达赖喇嘛的会见中她深有感触地控诉中共说;“不再对中共寄托任何希望。它是不可救药的了!这个制度是不可救药的了!没有任何希望,不抱任何希望!不让回就不让回吧,不改正不平反随它了,死就死吧!不是求你给我平反了,是我不饶恕你,不给你平反,宣判你的死刑!”
林大姐一生是坎坷的。在她的生命中,她备受中共的磨难。一生为中国的民主事业而奋斗。在巴黎,多年来;很多的集会上都能看到她的身影,都能听到她激昂的对中共的控诉。
林大姐青年时被迫害,中年被流放到国外,小儿子又英年早逝,生活带给她无尽的磨难,那种痛苦是常人难以承受的,但是她依然很坚强。一直为中国的民主事业鞠躬尽瘁!
我们感谢你为我们后辈树立了一个楷模。
我们学习你那种无畏的战斗精神。
我们接起你未完成的事业。
为中国建立民主自由的国家而终身努力!
林大姐;你一路走好!
中国民主党联合总部《海外》法国分部, 刘伟民
22.09.2009
昨晚惊悉林西翎大姐逝世的噩耗,我们身怀悲痛。
林大姐一生被中共所迫害,1957年,还在她年轻时就因为敢于公开的揭露反对中共专制主义的弊端,在很多的演讲会上发言而被带上右派帽子。受尽了难以忍受的人格侮辱。50多年以来,她怀着一片真诚之心。期望着几代的中共领导人能开明地给与她平反冤案。
但是;尽管她做出了很多的努力。试着和中共领导人用民主的理念开诚布公的交流。但是事与愿违。全国的右派都平反了。唯独她和5个右派被中共无情地拒绝了。
她的晚年,疾病缠身,她还积极参加了各种政治活动。慷慨激言声讨中共。今年6月,在巴黎她和达赖喇嘛的会见中她深有感触地控诉中共说;“不再对中共寄托任何希望。它是不可救药的了!这个制度是不可救药的了!没有任何希望,不抱任何希望!不让回就不让回吧,不改正不平反随它了,死就死吧!不是求你给我平反了,是我不饶恕你,不给你平反,宣判你的死刑!”
林大姐一生是坎坷的。在她的生命中,她备受中共的磨难。一生为中国的民主事业而奋斗。在巴黎,多年来;很多的集会上都能看到她的身影,都能听到她激昂的对中共的控诉。
林大姐青年时被迫害,中年被流放到国外,小儿子又英年早逝,生活带给她无尽的磨难,那种痛苦是常人难以承受的,但是她依然很坚强。一直为中国的民主事业鞠躬尽瘁!
我们感谢你为我们后辈树立了一个楷模。
我们学习你那种无畏的战斗精神。
我们接起你未完成的事业。
为中国建立民主自由的国家而终身努力!
林大姐;你一路走好!
中国民主党联合总部《海外》法国分部, 刘伟民
22.09.2009
dimanche 6 septembre 2009
Les Sénateurs français(1) exhortent Pékin d'accorder au Tibet une réelle autonomie.
Les Sénateurs français(1) exhortent Pékin d'accorder au Tibet une réelle autonomie.
Tibet.Net (site officiel du Gouvernement tibétain en exil), 05/9/2009; in English: www.tibet.net/en/index.php#
PHOTO : www.phayul.com/images/news/articles/090905111540FG.jpg Légende:
A partir de la droite: le Sénateur Th. Repentin, le Sénateur JF. Humbert (Président du Groupe Tibet au Sénat), Mr Penpa Tsering (Président du Parlement tibétain en exil), la Ministre Kesang Y Takla(5), la Sénatrice J. Panis, et Mr W. Bashi (secrétaire au Bureau du Tibet, Paris) en Conférence de presse à Dharamsala (Inde) le 2/9/09. (photo: thetibetpost.com)
La délégation du Parlement français presse le Gouvernement chinois de mettre réellement en application au Tibet les dispositions en matière d'autonomie régionale des ''nationalités''(2) inscrites dans la Constitution chinoise.
À Pékin, lors d'une 8ème rencontre sino-tibétaine (début nov. 2008), les Représentants de Sa Sainteté le Dalaï Lama avaient présenté au Gouvernement chinois un ''Memorandum pour une Autonomie réelle du Peuple tibétain''(4). Le Memorandum insiste sur la nécessité de voir préservés l'unité de la nationalité tibétaine et son patrimoine riche et unique (sur les plans historique, culturel, linguistique, spirituel, etc.). Ce texte considère que la mise en application effective de ce que prévoit théoriquement la Constitution chinoise pour les ''minorités''(2) permettrait de répondre aux principales aspirations des Tibétains.
« En France, parfois les avis divergent au Sénat sur des questions qui nous sont soumises, mais quand il s'agit des Tibétains les Parlementaires restent unanimes dans leur attitude et dans le souci qu'ils ont du problème du Tibet » a déclaré le Sénateur Humbert(1) aux médias internationaux et locaux.
« Notre présence à Dharamsala symbolise la solidarité du Peuple français et son soutien envers le Peuple tibétain. Notre visite ne vise aucunement à porter atteinte aux sentiments du Peuple chinois », affirmait le Sénateur Humbert.
Il a ajouté qu'ils n'étaient pas du tout ennemis de la Chine et qu'ils ne cherchaient pas à lui infliger une défaite, mais « ce que nous voulons dire au Pouvoir chinois, c'est que ce qui se passe actuellement au Tibet est inacceptable ».
Le Sénateur Humbert a mis l'accent sur le fait que le problème du Tibet n'est pas une question de politique intérieure chinoise, et qu'au contraire il figure parmi les préoccupations les plus fortes de toute la Communauté internationale.
Il a déclaré que le Peuple français considère l’avenir du Tibet, comme un problème très important, mettant en jeu la survie même d’une civilisation unique, et que les Français sont admiratifs du Peuple tibétain pour sa lutte non-violente d’émancipation.
"Cette visite à Dharamsala nous a permis de parfaire et d'enrichir notre approche de la question du Tibet. Nous allons maintenant faire en sorte de communiquer l'information à la population française", a-t'il ajouté.
Le Sénateur Thierry Repentin a fortement incité les Parlementaires du monde entier à se rendre au Tibet pour prendre vraiment conscience de tout ce que peut endurer le Peuple tibétain sous le régime répressif instauré par Pékin.
Il a précisé que le Parlement français avait déjà voté trois résolutions sur le Tibet et que les Parlementaires continuaient à se préoccuper fortement du problème du Tibet en se tenant informés de la situation.
Les Sénateurs français vont rencontrer Sa Sainteté le Dalaï Lama à New Delhi le 5 septembre 2009.
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Notes du traducteur:
Les Sénateurs de la délégation parlementaire française en visite à Dharamsala auprès de la Communauté tibétaine: le Sénateur Jean-François Humbert (UMP, Président du Groupe d'information internationale sur le TIBET; région Franche Comté (Est de la France)); le Sénateur Thierry Repentin (Parti Socialiste, Groupe Tibet); la Sénatrice Jacqueline Panis (UMP, Groupe Tibet). Sénat / Groupe d'information internationale sur le TIBET: www.senat.fr/ga/ga_tibet/index.html
''Nationalités, minorités'': en dehors de l' ''ethnie Han'', le Pouvoir chinois reconnaît 55 groupes ethniques - dits ''Minorités'' (dont les Tibétains) - tous sensés faire partie intégrante de la R.P. de Chine. Sa Constitution leur accorde certains droits... surtout sur le papier. L'ethnie Han, dite majoritaire en RPC, est en réalité un patchwork de ''minorités'' de langues et de cultures très diverses: cf. article « Cent façons ou presque d'être Chinois » : www.courrierinternational.com/article/2009/08/01/cent-facons-ou-presque-d-etre-chinois
Démocratie: la Communauté tibétaine en exil est régie par un système démocratique instauré par le Dalaï Lama depuis les premières années de son exil forcé en Inde, avec une nette séparation des Pouvoirs:
Exécutif: assuré par le Gouvernement tibétain en exil composé de plusieurs Ministres (Ministre se dit Kalon en tib.) dirigé par un Premier Ministre (élu tous les 5 ans par tous les exilés dans le monde entier; poste occupé par le Professeur Samdhong Rinpoche; élections en 2011; Premier Ministre= Kalon Tripa en tib.).
Le Premier Ministre est assez méconnu au niveau international - alors que le Dalaï lama lui a délégué le pouvoir politique – car à ce jour aucun pays n'a eu le courage de reconnaître le Gouvernement tibétain en exil.
NB: le 6 juillet 2000, le Parlement européen votait une résolution invitant les "gouvernements des États membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme représentant légitime du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil n'étaient pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet par le biais de négociations organisées sous l'égide du Secrétaire général des Nations unies".
Au terme de l'échéance, en juillet 2003, il était attendu que le Parlement européen fasse le bilan des objectifs fixés et reformule en conséquence ses recommandations dans le cadre d'une nouvelle résolution. Cela n'a pas été le cas. Pourtant, la mise en oeuvre de cette résolution est aujourd'hui plus que jamais justifiée.: cf. extrait de la Campagne Tibet-Europe (www.tibet-europe.eu/). La France devrait donner le ton !
Législatif: 43 députés élus par les exilés tibétains tous les 5 ans (le Dalaï lama n'exerce pas l'option qui lui permet de désigner 3 députés supplémentaires: il veut que les Tibétains prennent en charge leur propre destin);
Judiciaire: en Inde, les Tibétains traitent d'affaires civiles spécifiques; le reste incombe à la Justice indienne.
Plus d'info sur le système politique tibétain: www.tibet-info.net/www/Le-systeme-democratique-tibetain.html
Memorandum pour une Autonomie réelle du Peuple tibétain:
- en français: http://www.tibet-info.net/www/Memorandum-sur-une-autonomie.html
- in english: http://tibet.net/en/index.php?id=589&articletype=flash&rmenuid=morenews&tab=1#TabbedPanels1
Mme Kesang Yangkyi Takla est le Ministre de l'Information et des Affaires Étrangères du Gouvt tibétain en exil
Tibet.Net (site officiel du Gouvernement tibétain en exil), 05/9/2009; in English: www.tibet.net/en/index.php#
PHOTO : www.phayul.com/images/news/articles/090905111540FG.jpg Légende:
A partir de la droite: le Sénateur Th. Repentin, le Sénateur JF. Humbert (Président du Groupe Tibet au Sénat), Mr Penpa Tsering (Président du Parlement tibétain en exil), la Ministre Kesang Y Takla(5), la Sénatrice J. Panis, et Mr W. Bashi (secrétaire au Bureau du Tibet, Paris) en Conférence de presse à Dharamsala (Inde) le 2/9/09. (photo: thetibetpost.com)
La délégation du Parlement français presse le Gouvernement chinois de mettre réellement en application au Tibet les dispositions en matière d'autonomie régionale des ''nationalités''(2) inscrites dans la Constitution chinoise.
À Pékin, lors d'une 8ème rencontre sino-tibétaine (début nov. 2008), les Représentants de Sa Sainteté le Dalaï Lama avaient présenté au Gouvernement chinois un ''Memorandum pour une Autonomie réelle du Peuple tibétain''(4). Le Memorandum insiste sur la nécessité de voir préservés l'unité de la nationalité tibétaine et son patrimoine riche et unique (sur les plans historique, culturel, linguistique, spirituel, etc.). Ce texte considère que la mise en application effective de ce que prévoit théoriquement la Constitution chinoise pour les ''minorités''(2) permettrait de répondre aux principales aspirations des Tibétains.
« En France, parfois les avis divergent au Sénat sur des questions qui nous sont soumises, mais quand il s'agit des Tibétains les Parlementaires restent unanimes dans leur attitude et dans le souci qu'ils ont du problème du Tibet » a déclaré le Sénateur Humbert(1) aux médias internationaux et locaux.
« Notre présence à Dharamsala symbolise la solidarité du Peuple français et son soutien envers le Peuple tibétain. Notre visite ne vise aucunement à porter atteinte aux sentiments du Peuple chinois », affirmait le Sénateur Humbert.
Il a ajouté qu'ils n'étaient pas du tout ennemis de la Chine et qu'ils ne cherchaient pas à lui infliger une défaite, mais « ce que nous voulons dire au Pouvoir chinois, c'est que ce qui se passe actuellement au Tibet est inacceptable ».
Le Sénateur Humbert a mis l'accent sur le fait que le problème du Tibet n'est pas une question de politique intérieure chinoise, et qu'au contraire il figure parmi les préoccupations les plus fortes de toute la Communauté internationale.
Il a déclaré que le Peuple français considère l’avenir du Tibet, comme un problème très important, mettant en jeu la survie même d’une civilisation unique, et que les Français sont admiratifs du Peuple tibétain pour sa lutte non-violente d’émancipation.
"Cette visite à Dharamsala nous a permis de parfaire et d'enrichir notre approche de la question du Tibet. Nous allons maintenant faire en sorte de communiquer l'information à la population française", a-t'il ajouté.
Le Sénateur Thierry Repentin a fortement incité les Parlementaires du monde entier à se rendre au Tibet pour prendre vraiment conscience de tout ce que peut endurer le Peuple tibétain sous le régime répressif instauré par Pékin.
Il a précisé que le Parlement français avait déjà voté trois résolutions sur le Tibet et que les Parlementaires continuaient à se préoccuper fortement du problème du Tibet en se tenant informés de la situation.
Les Sénateurs français vont rencontrer Sa Sainteté le Dalaï Lama à New Delhi le 5 septembre 2009.
-----------
Notes du traducteur:
Les Sénateurs de la délégation parlementaire française en visite à Dharamsala auprès de la Communauté tibétaine: le Sénateur Jean-François Humbert (UMP, Président du Groupe d'information internationale sur le TIBET; région Franche Comté (Est de la France)); le Sénateur Thierry Repentin (Parti Socialiste, Groupe Tibet); la Sénatrice Jacqueline Panis (UMP, Groupe Tibet). Sénat / Groupe d'information internationale sur le TIBET: www.senat.fr/ga/ga_tibet/index.html
''Nationalités, minorités'': en dehors de l' ''ethnie Han'', le Pouvoir chinois reconnaît 55 groupes ethniques - dits ''Minorités'' (dont les Tibétains) - tous sensés faire partie intégrante de la R.P. de Chine. Sa Constitution leur accorde certains droits... surtout sur le papier. L'ethnie Han, dite majoritaire en RPC, est en réalité un patchwork de ''minorités'' de langues et de cultures très diverses: cf. article « Cent façons ou presque d'être Chinois » : www.courrierinternational.com/article/2009/08/01/cent-facons-ou-presque-d-etre-chinois
Démocratie: la Communauté tibétaine en exil est régie par un système démocratique instauré par le Dalaï Lama depuis les premières années de son exil forcé en Inde, avec une nette séparation des Pouvoirs:
Exécutif: assuré par le Gouvernement tibétain en exil composé de plusieurs Ministres (Ministre se dit Kalon en tib.) dirigé par un Premier Ministre (élu tous les 5 ans par tous les exilés dans le monde entier; poste occupé par le Professeur Samdhong Rinpoche; élections en 2011; Premier Ministre= Kalon Tripa en tib.).
Le Premier Ministre est assez méconnu au niveau international - alors que le Dalaï lama lui a délégué le pouvoir politique – car à ce jour aucun pays n'a eu le courage de reconnaître le Gouvernement tibétain en exil.
NB: le 6 juillet 2000, le Parlement européen votait une résolution invitant les "gouvernements des États membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme représentant légitime du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil n'étaient pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet par le biais de négociations organisées sous l'égide du Secrétaire général des Nations unies".
Au terme de l'échéance, en juillet 2003, il était attendu que le Parlement européen fasse le bilan des objectifs fixés et reformule en conséquence ses recommandations dans le cadre d'une nouvelle résolution. Cela n'a pas été le cas. Pourtant, la mise en oeuvre de cette résolution est aujourd'hui plus que jamais justifiée.: cf. extrait de la Campagne Tibet-Europe (www.tibet-europe.eu/). La France devrait donner le ton !
Législatif: 43 députés élus par les exilés tibétains tous les 5 ans (le Dalaï lama n'exerce pas l'option qui lui permet de désigner 3 députés supplémentaires: il veut que les Tibétains prennent en charge leur propre destin);
Judiciaire: en Inde, les Tibétains traitent d'affaires civiles spécifiques; le reste incombe à la Justice indienne.
Plus d'info sur le système politique tibétain: www.tibet-info.net/www/Le-systeme-democratique-tibetain.html
Memorandum pour une Autonomie réelle du Peuple tibétain:
- en français: http://www.tibet-info.net/www/Memorandum-sur-une-autonomie.html
- in english: http://tibet.net/en/index.php?id=589&articletype=flash&rmenuid=morenews&tab=1#TabbedPanels1
Mme Kesang Yangkyi Takla est le Ministre de l'Information et des Affaires Étrangères du Gouvt tibétain en exil
jeudi 6 août 2009
Conférence sino-tibétaine « Trouver des terrains d'entente » (Genève, 6-8 août 2009):
Communiqué de Presse [1]. (English version: www.tibet-china-conference.org/content/news.htm#3)
Une Conférence sino-tibétaine intitulée « Trouver des terrains d'entente » s'est tenue à Genève du 6 au 8 août 2009. Elle a réuni des Chinois et des Tibétains, notamment des Experts, Professeurs, Écrivains et des Défenseurs des droits de l'homme.
L'objectif de la Conférence était d'abord d'informer le Peuple chinois et la Communauté internationale du fait que:
- la culture et l'identité même du Peuple tibétain se trouvent gravement en danger ;
- le Régime chinois ne respecte absolument pas les droits humains fondamentaux des Tibétains.
La Conférence visait aussi à identifier des orientations concrêtes pour soutenir davantage encore le Peuple tibétain dans sa lutte pour ses libertés et pour sauver de l'extinction son Identité et sa Culture uniques, comme l'avait exprimé de manière poignante Sa Sainteté le Dalaï-lama dans son discours d'ouverture[2].
Dans ce contexte, la Conférence a mis en évidence les orientations communes suivantes:
I. Valeurs fondamentales
La Conférence s'est appropriée les valeurs fondamentales de la « Déclaration Universelle des Droits de l'Homme », dont la Liberté, la Démocratie, l'État de Droit, le respect des Droits Humains, l'Égalité et la Coexistence de toutes les Cultures.
II. Origines et nature du problème du Tibet
- Le problème du Tibet ne tire par son origine d'un conflit quelconque entre les Peuples chinois et tibétains. La cause vient du Pouvoir totalitaire que la République Populaire de Chine exerce au Tibet, en y perpétrant un génocide culturel.
- Pékin revendique que le Tibet aurait toujours appartenu à la Chine: les faits historiques prouvent le contraire.
- La culture, la religion, la langue et le mode de vie du Peuple tibétain sont en voie de disparition.
- Les droits humains fondamentaux du Peuple tibétain sont bafoués: notamment le droit à l'auto-détermination nationale, le droit de participer aux choix politiques et la liberté religieuse.
- Les medias du Pouvoir chinois déforment la réalité du problème du Tibet et attisent les conflits entre les deux Peuples.
III. Voies pour une résolution du problème du Tibet
- Respect des droits humains fondamentaux du Peuple tibétain, dont la participation aux choix politiques et la liberté religieuse.
- La solution du problème du Tibet est fortement liée à la démocratisation de la Chine.
- Le Peuple chinois devrait réfléchir sérieusement aux dérives du nationalisme Han[3] et se mettre à respecter vraiment la culture et le mode de vie des Tibétains.
- Le Gouvernement chinois doit se conformer aux règles d'un État de Droit.
- Respect du droit indéniable de Sa Sainteté le Dalaï-lama de pouvoir retourner dans sa Patrie.
IV. Recommandations à l'attention du Gouvernement tibétain en exil
- Développer dans le monde entier des Cercles d'amitié sino-tibétains (associations, forums, organisation citoyennes, etc.) afin d'accroître les échanges culturels et les liens affectifs entre ces deux Peuples.
- Créer un Institut de Recherches pour les Experts chinois et tibétains travaillant sur l'histoire et la culture du Tibet et dont le credo sera la vérité des faits.
- Mettre en oeuvre des moyens pour contrer le blocus de l'information à propos de Sa Sainteté le Dalaï-lama et pour briser le contrôle médiatique du Régime chinois sur la question tibétaine, afin notamment de permettre aux citoyens de Chine et de la Communauté internationale d'accéder à une information autre que celle élaborée par Pékin.
- Faire en sorte que Sa Sainteté le Dalaï-lama puisse communiquer plus facilement ses valeurs à la Communauté chinoise et renforcer ainsi le renouveau en cours des valeurs spirituelles au sein de la population chinoise.
Notre voeu à tous au sein de la Conférence sino-tibétaine est que le Peuple tibétain recouvre sa liberté et qu'on empêche la culture tibétaine de disparaître.
Nous partageons cette foi fondamentale: la Liberté est la valeur la plus essentielle de toutes; la Culture tibétaine est un précieux trésor de l'Humanité comme toutes les autres cultures.
Tant qu'il n'y aura pas de liberté au Tibet, il n'y en aura pas non plus en Chine.
L'extinction de la Culture tibétaine ne serait pas seulement une tragédie pour le Peuple tibétain mais aussi une honte pour le Peuple chinois et une perte irremplaçable pour toute l'Humanité.
Les Participants à la Conférence sino-tibétaine
Genève, le 8 août 2009.
PS: une documentation complète sur la Conférence est disponible sur le site: www.tibet-china-conference.org
[1] Document initial en mandarin, puis traduit en anglais. En cas de divergence, le document en mandarin fait référence.
Contacts pour la Presse:
en Anglais:
Mr. Chompel Balok Phone +41 78 638 79 90 Email: press(at)tibet-china-conference.org
en Mandarin et Tibétain:
Mr. Kunga Tashi Phone +41 76 762 12 37 Email: chinese(at)tibet-china-conference.org
************************************************************************
Notes du traducteur:
Quelques informations complémentaires relatives à cette Conférence:
[2] discours d'ouverture de la Conférence par le Dalaï-lama (6/8/09): www.tibet-china-conference.org/content/speeches.htm#1
[3] l'ethnie Han, dite ''majoritaire'' en Chine, est en fait un patchwork d'ethnies et de cultures diverses: cf. l'article de Courrier International « Cent façons ou presque d'être Chinois » : www.courrierinternational.com/article/2009/08/01/cent-facons-ou-presque-d-etre-chinois
- Article de Phayul.com paru le 09/08/09: www.phayul.com/news/article.aspx?id=25305&article=Resolve+the+Issue+of+Tibet+and+Half+a+Million+Careers+Go+Up+in+Smoke
- Photos de la Conférence: www.tibet-china-conference.org/content/news.htm#3
Communiqué de Presse [1]. (English version: www.tibet-china-conference.org/content/news.htm#3)
Une Conférence sino-tibétaine intitulée « Trouver des terrains d'entente » s'est tenue à Genève du 6 au 8 août 2009. Elle a réuni des Chinois et des Tibétains, notamment des Experts, Professeurs, Écrivains et des Défenseurs des droits de l'homme.
L'objectif de la Conférence était d'abord d'informer le Peuple chinois et la Communauté internationale du fait que:
- la culture et l'identité même du Peuple tibétain se trouvent gravement en danger ;
- le Régime chinois ne respecte absolument pas les droits humains fondamentaux des Tibétains.
La Conférence visait aussi à identifier des orientations concrêtes pour soutenir davantage encore le Peuple tibétain dans sa lutte pour ses libertés et pour sauver de l'extinction son Identité et sa Culture uniques, comme l'avait exprimé de manière poignante Sa Sainteté le Dalaï-lama dans son discours d'ouverture[2].
Dans ce contexte, la Conférence a mis en évidence les orientations communes suivantes:
I. Valeurs fondamentales
La Conférence s'est appropriée les valeurs fondamentales de la « Déclaration Universelle des Droits de l'Homme », dont la Liberté, la Démocratie, l'État de Droit, le respect des Droits Humains, l'Égalité et la Coexistence de toutes les Cultures.
II. Origines et nature du problème du Tibet
- Le problème du Tibet ne tire par son origine d'un conflit quelconque entre les Peuples chinois et tibétains. La cause vient du Pouvoir totalitaire que la République Populaire de Chine exerce au Tibet, en y perpétrant un génocide culturel.
- Pékin revendique que le Tibet aurait toujours appartenu à la Chine: les faits historiques prouvent le contraire.
- La culture, la religion, la langue et le mode de vie du Peuple tibétain sont en voie de disparition.
- Les droits humains fondamentaux du Peuple tibétain sont bafoués: notamment le droit à l'auto-détermination nationale, le droit de participer aux choix politiques et la liberté religieuse.
- Les medias du Pouvoir chinois déforment la réalité du problème du Tibet et attisent les conflits entre les deux Peuples.
III. Voies pour une résolution du problème du Tibet
- Respect des droits humains fondamentaux du Peuple tibétain, dont la participation aux choix politiques et la liberté religieuse.
- La solution du problème du Tibet est fortement liée à la démocratisation de la Chine.
- Le Peuple chinois devrait réfléchir sérieusement aux dérives du nationalisme Han[3] et se mettre à respecter vraiment la culture et le mode de vie des Tibétains.
- Le Gouvernement chinois doit se conformer aux règles d'un État de Droit.
- Respect du droit indéniable de Sa Sainteté le Dalaï-lama de pouvoir retourner dans sa Patrie.
IV. Recommandations à l'attention du Gouvernement tibétain en exil
- Développer dans le monde entier des Cercles d'amitié sino-tibétains (associations, forums, organisation citoyennes, etc.) afin d'accroître les échanges culturels et les liens affectifs entre ces deux Peuples.
- Créer un Institut de Recherches pour les Experts chinois et tibétains travaillant sur l'histoire et la culture du Tibet et dont le credo sera la vérité des faits.
- Mettre en oeuvre des moyens pour contrer le blocus de l'information à propos de Sa Sainteté le Dalaï-lama et pour briser le contrôle médiatique du Régime chinois sur la question tibétaine, afin notamment de permettre aux citoyens de Chine et de la Communauté internationale d'accéder à une information autre que celle élaborée par Pékin.
- Faire en sorte que Sa Sainteté le Dalaï-lama puisse communiquer plus facilement ses valeurs à la Communauté chinoise et renforcer ainsi le renouveau en cours des valeurs spirituelles au sein de la population chinoise.
Notre voeu à tous au sein de la Conférence sino-tibétaine est que le Peuple tibétain recouvre sa liberté et qu'on empêche la culture tibétaine de disparaître.
Nous partageons cette foi fondamentale: la Liberté est la valeur la plus essentielle de toutes; la Culture tibétaine est un précieux trésor de l'Humanité comme toutes les autres cultures.
Tant qu'il n'y aura pas de liberté au Tibet, il n'y en aura pas non plus en Chine.
L'extinction de la Culture tibétaine ne serait pas seulement une tragédie pour le Peuple tibétain mais aussi une honte pour le Peuple chinois et une perte irremplaçable pour toute l'Humanité.
Les Participants à la Conférence sino-tibétaine
Genève, le 8 août 2009.
PS: une documentation complète sur la Conférence est disponible sur le site: www.tibet-china-conference.org
[1] Document initial en mandarin, puis traduit en anglais. En cas de divergence, le document en mandarin fait référence.
Contacts pour la Presse:
en Anglais:
Mr. Chompel Balok Phone +41 78 638 79 90 Email: press(at)tibet-china-conference.org
en Mandarin et Tibétain:
Mr. Kunga Tashi Phone +41 76 762 12 37 Email: chinese(at)tibet-china-conference.org
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Notes du traducteur:
Quelques informations complémentaires relatives à cette Conférence:
[2] discours d'ouverture de la Conférence par le Dalaï-lama (6/8/09): www.tibet-china-conference.org/content/speeches.htm#1
[3] l'ethnie Han, dite ''majoritaire'' en Chine, est en fait un patchwork d'ethnies et de cultures diverses: cf. l'article de Courrier International « Cent façons ou presque d'être Chinois » : www.courrierinternational.com/article/2009/08/01/cent-facons-ou-presque-d-etre-chinois
- Article de Phayul.com paru le 09/08/09: www.phayul.com/news/article.aspx?id=25305&article=Resolve+the+Issue+of+Tibet+and+Half+a+Million+Careers+Go+Up+in+Smoke
- Photos de la Conférence: www.tibet-china-conference.org/content/news.htm#3
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